Chers amis lecteurs du Mor,
Je prends une des plumes de mon époux Benoît pour vous faire part de l'indignation qui m'habite, de celle de mon mari aussi, depuis que les noirs agissements de Dédé la Canne furent stoppés net par la maréchaussée étasunienne. Au lieu d'applaudir qu'enfin les vrais criminels de toujours soient pour une fois mis sous les verrous, voilà que l'on défend cet infréquentable, ce pilier de taverne, ce traîne-savates de luxe, ce roule-en-calèche sur le compte de la misère du peuple. Ce..., ce... Ah ! Ma féminine décence étrangle la plume de mon conjoint et c'est bien dommage car elle était prête à faire jaillir toute cette frustration accumulée durant tant d'années . On défend ce misérable bourré aux as, au nom d'une idiotie incroyablement mal faite qui n'est qu'une manigance de plus des puissants pour faire la honte aux humbles impuissants, comme mon pauvre Benoît. Mais qu'est-ce que c'est que cette présomption d'innocence d'un coupable aussi clairement coupable que celui-là et depuis qu'il est né ? Je vous le demande parce que je ne comprends plus la Justice. Elle est séquestrée par les voyous, ma parole ! D'ailleurs déjà le nom est idiot. Comment est-ce que l'on peut se prétendre innocent quand on paye, très cher, des avocats pour parler au juge à sa place. Les vrais innocents n'ont pas du tout besoin de faire tant d'histoires. Ils disent la vérité et c'est bon. On les croit !